Témoignage direct de Tchernobyl, aujourd’hui

Extrait de l'album photoJe participe, en tant que directeur de Green Cross France et Territoires, à un voyage d’étude dans la région de Tchernobyl, dans laquelle notre ONG est présente depuis son lancement en 1993, sur des programmes de médecine sociale et d’assistance aux populations.

Environ 10 millions de personnes vivent encore dans les régions contaminées Biélorussie, Ukraine, Russie). Le suivi médico-social est très insuffisant, en particulier pour les ruraux. Les niveaux de radiation restent toujours 2 à 3 fois supérieurs à la normale mais ont atteint des niveaux acceptables, les principaux risques physiques sont désormais dans l’alimentation produite localement (lait, fruits et légumes, champignons…) qui concentre eau et particules des sols contaminés.

Mais beaucoup d’effets de la catastrophe ne sont pas visibles, notamment la faiblesse du suivi sanitaire et social de proximité, et la difficulté à construire un futur acceptable dans les environs de la zone contaminée. 26 ans après, la catastrophe est toujours un fardeau économique majeur. A l’échelle de l’Ukraine, c’est plus de 5% du budget annuel qui est consacré à la seule réparation des effets directs de la catastrophe de Tchernobyl, pour une réponse encore insuffisante aux besoins du court et du moyen terme, nous dit le Pr. Theodor Abelin, de l’Université de Bern, qui a travaillé sur l’identification des enjeux sociétaux.

Nous avions aussi avec nous une délégation japonaise, fortement impliquée dans le suivi de la catastrophe nucléaire de Fukushima. Parmi la délégation, le journaliste Hiroshi Ueki, a personnellement été évacué de la zone contaminée avec sa famille et vit actuellement dans la préfecture de Nagano, sans perspective de retour à Fukushima.

Ikuko Hebiishi, une élue de la ville de Koriyama (district de Fukushima), tire de son expérience de la catastrophe des recommandations pour les pays possédants des installations nucléaires. Pour elle, il y a trois mesures d’urgence à prendre pour mieux gérer les catastrophes nucléaires :

  1. Localiser le risque : munir la population de dosimètres et mettre à disposition des outils d’analyse des vents et modes de transmission des particules,
  2. Prévenir le risque sanitaire immédiat : par la mise à disposition rapide de pastilles d’iode, un système d’approvisionnement en eau et nourriture et des moyens de se prémunir autant que possible contre les particules.
  3. Anticiper l’évacuation pour la rendre plus rapide et efficace : en diffusant régulièrement et massivement des consignes claires, répétées et comprises par la population et en anticipant des scénarios d’évacuation précis et fluides et en prévoyant des lieux d’accueil pour les réfugiés.

Rien de très compliqué ? Pourtant, ces mesures n’ont peu ou pas été mises en œuvre suite à la catastrophe de Fukushima : l’outil de mesure de l’orientation des vents (Speedy) était accessible aux seuls spécialistes et ne permettait pas aux populations de s’orienter, les dosimètres sont arrivés en nombre insuffisant et trop tard et la distribution des pastilles était trop tardive et trop partielle. Enfin, l’évacuation individuelle, en voiture, a créé des embouteillages massifs qui ont fait courir un risque d’exposition aux radiations.

Pour elle, il est également très important de donner aux populations les clés pour agir elles-mêmes et s’organiser dans l’urgence, plutôt que d’attendre des réponses venues « d’en haut », qui seront dans un premier temps désorganisée.

Actuellement, Mme Hebiishi observe dans la région de Fukushima des affections focalisées sur des enfants (saignements de nez, diarrhées à répétition…), sans moyens de suivi sanitaire et préventif déployés pour y apporter une réponse appropriée.

Et ceci ne doit pas nous faire oublier le long terme… Les études de terrain montrent que plus les sujets sont exposés jeunes, plus les risques sont grands sur une période de 15 à 20 ans. Le professeur Jonathan M. Samet, de l’University of Southern California, présents lors du voyage, nous dit que les principaux impacts à long termes sont des risques psychologiques et psychiatriques dans les zones contaminées et auprès des gens déplacés. Pour la seule population autour de Tchernobyl, près de 10 millions de personnes sont à risque – et que dire concernant Fukushima.

Alors, que faire ? Chez nous, en France, il est urgent de travailler pour la mise en place de plans d’action concrets à même de répondre aux accidents et catastrophes nucléaires, en particulier dans la vallée du Rhône. Cela passe par une co-construction partagée des scénarios d’évacuation et modes de réponse entre les autorités et services d’évacuation, les entreprises impliquées et la société civile…bien loin des documents et procédures actuelles qui manquent cruellement de concret, de pragmatisme et de partage d’expérience Et il est urgent de faire cet exercice, sans concession.

Nicolas Imbert, directeur de Green Cross France et Territoires

Quelques éléments complémentaires:

L’étude de Green Cross Suisse sur les risques psychologiques et psychiatriques ainsi que des informations complémentaires sont disponibles sur le site : http://www.greencross.ch/de/news-info/tschernobyl.html

[Merci à Nicolas Imbert d’avoir autorisé la publication de son témoignage, visitez le site de Green Cross France et Territoires]
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Action Tchernobyl Day

Tchernobyl, Fukushima, plus jamais ça!

Parce que les centrales françaises sont vieillissantes et
mal entretenues, parce Accès à la carte réalisée par Sortir du nucléaireque les conditions de la sous-traitance des interventions sur les sites constituent un nouveau scandale similaire à l’amiante, parce que Gravelines est un danger, parce que personne ne sait toujours pas gérer les déchets ni le démantèlement des centrales, parce que l’uranium est une ressource importée, non-renouvelable et dont les stocks sont peu importants. Et pour beaucoup d’autres raisons :

le collectif a réalisé  une distribution de tracts déambulatoire le jeudi 26 avril à midi dans les rues de Boulogne sur mer .

Il est à reconnaitre que l’accueil de la population a été agréable. La population n’est pas alignée sur les mensonges véhiculés par les médias et les politiques. Même quand un  proche travaille à Gravelines, il est possible d’échanger, sur le vieillissement de la centrale, les incidents qui se multiplient, les sous-traitants…

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Se former à la non-violence

Nous avons déjà évoqué l’excellence de la revue S!lence, notamment lors de la parution récente de son 400ème numéro titré « l’écologie en 600 dates ».

Son numéro 401 est tout aussi alléchant. « Se former à la non-violence » en constitue le dossier principal, mais il est aussi question de Jacques Ellul, de la dépendance des populations du sud à notre égard (« calculez votre nombre d’esclaves »). Comme à chaque numéro les infos et réflexions sur le sexisme, le nucléaire, les alternatives en actes sont très nombreuses.

En guise d’amuse-gueule, voici un court extrait de l’éditorial :

 » Qui peut prétendre ne pas se sentir concerné, dans au moins un aspect de sa vie, par la question de la violence vécue (institutionnelle, directe ou psychologique, dans l’espace public ou privé…), du conflit difficile à affronter ou à assumer, des difficultés relationnelles, ou encore de la recherche des meilleurs moyens d’agir pour transformer la société ?

La non-violence, au-delà d’une technique d’action et d’une éthique de la relation, c’est aussi une activité de formation, qui a pris forme ces dernières décennies, portée par des personnes qui étaient souvent au départ engagées dans des luttes sociales ou politiques. Des acteurs variés se sont depuis joints à eux.

Entre la formation à l’action directe et l’apprentissage de modes de communication plus empathiques, l’éventail est large. Mais apprendre à « communiquer » autrement est-ce suffisant, si cela ne prend pas en compte les rapports de domination structurels dans lesquels s’inscrit parfois la relation, si cela n’intègre pas la nécessité de remettre en cause les cadres injustes et de lutter pour leur abolition ? »

Bonne lecture !

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La terre outragée

Le collectif a animé jeudi 05 avril à 20h 45 au cinéma « Les stars » de Boulogne sur mer une projection de « La terre outragée », une fiction se déroulant dans une ville près de Tchernobyl.

Une quarantaine de personne a pu échanger sur le nucléaire, la difficulté d’informer, l’insulte aux générations futures que constitue l’absence de solution quant à la gestion des déchets. Des perspectives d’économies ont été évoquées, y compris locales, notamment dévelopER à l’instar des pays voisins les transports en commun. Les énergies renouvelables ne doivent pas occulter la nécessité de s’interroger sur nos consommations et de les réduire sensiblement.

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Le talon d’Achille du Nucléaire : l’organisation du travail et en particulier la sous-traitance…

Une émission particulièrement intéressante sera diffusée ce mardi 10 avril 2012 sur France 5, à 21H15 .

« NUCLEAIRE – LA BOMBE HUMAINE – Mardi 10 Avril 2012 – 21:15 – France 5

ll y a un an, la catastrophe de Fukushima confrontait les autorités françaises à la question du risque nucléaire. Mais l’audit engagé depuis dans les centrales du pays le plus nucléarisé du monde, par rapport au nombre d’habitants, omet un facteur majeur : l’utilisation massive de la sous-traitance. Ce documentaire met en lumière un phénomène aux conséquences inquiétantes. Le débat sera ouvert par Carole Gaessler, qui recevra en direct sur son plateau plusieurs invités.

«Si, demain, il arrive un accident nucléaire, on va vous dire que c’est nous, les prestataires, qui sommes responsables parce qu’on n’a pas fait notre travail correctement, alerte un sous-traitant. La réalité, c’est qu’on ne nous donne ni le temps ni les moyens de le faire. » 80 % des ouvriers de la maintenance des centrales nucléaires françaises viennent désormais de la sous-traitance. Parmi ces vingt mille nomades du travail, ils sont de plus en plus nombreux à dénoncer la pression croissante sur les équipes et l’exigence de rentabilité au détriment de la qualité et de la sécurité. La leur, mais aussi celle de la population… En marge des stress tests ordonnés dans les centrales françaises au lendemain de la catastrophe japonaise, deux enquêtes officielles — l’une menée par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), l’autre par une commission parlementaire — ont pour mission d’établir un état des lieux des installations. Quelle place est réservée à l’organisation du travail ? La journaliste Elsa Fayner a enquêté auprès de ces ouvriers du nucléaire et rencontré ceux qui militent contre les dangers de cette sous-traitance à outrance : syndicalistes, avocats, chercheurs… Son documentaire montre les relations souvent délicates entre politique, sûreté nationale et nécessité industrielle. »

Pour en savoir plus:http://habitat-durable.over-blog.com/article-nucleaire-la-bombe-humaine-mardi-10-avril-2012-21-15-france-5-102269661.html

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Soirée virage énergie en région

rencontre-débat avec le collectif
« Virage énergie Nord Pas de Calais »

C’était le vendredi 23 mars 2012, 20 heures, au CCAS, 20 rue Charles Butor (Boulogne sur mer)
entrée libre et gratuite

« plan climat régional sans nucléaire »

La présentation du plan s’est effectuée devant quelques dizaines de personnes et elle a été suivie d’une longue discussion sur différents points liés à la consommation, aux économies, aux politiques publiques.

L’association « Virage énergie » travaille à un nouveau plan, prenant par exemple plus en considération l’énergie marémotrice ou encore la sensible diminution du coût du solaire, qui a amplement toute sa place en région. Elle invite chacun de nous à participer à ses travaux, à sa façon, sachant que de plus en plus de collectivités savent qu’il faut rapidement sortir des dépendances aux énergies fossiles, pétrole comme uranium.

C’est pourquoi nous laissons ce blog ouvert, pour que vous puissiez visiter le site de “Virage énergie Nord Pas de Calais“, télécharger leur “Plan climat” dans son intégralité, sa synthèse ou en découvrant ses différentes parties. Les articles sur la colonne de droite de cet écran vous offrent la possibilité d’approfondir vos connaissances et de vous impliquer concrètement dans la sobriété énergétique et l’émergence d’alternatives écologistes.

Nous réaliserons d’autres soirées, nous vous invitons à nous joindre si vous avez envie de participer ou de mieux nous connaître : pilleznosid@gmail.com.

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L’écologie en 600 dates

L’excellente revue S!lence fête ses trente ans et publie son numéro 400. Un numéro copieux, spécial, reflet de la richesse de la mouvance écolo. Voici le texte de présentation diffusé par l’équipe d’animation :

Les multiples chemins de l’écologie

“La diversité de chacun fait la richesse de tous”
Julos Beaucarne

Comment se construit une culture écologiste ? Comment celle-ci peut permettre de prendre en compte le désir de bien-être de chaque personne en prenant soin du vivant ? Comment pouvons-nous nous épanouir dans les limites de la planète ?

Qu’est-ce qui nous a influencés ? C’est pour chacun-e une histoire différente :

“– En 1962, j’ai lu Le printemps silencieux, de Rachel Carson, et j’ai réalisé que les pesticides nous tuaient de manière invisible ! J’ai commencé à m’intéresser à la bio.

– Nous avons vu, en juillet 1969, les images de la Terre vue depuis la Lune, tellement belle, et tellement fragile…

– C’est la non-violence dans les débats et dans l’action qui me motive. Je suis allée au Larzac en 2003 avec les altermondialistes.

– La lecture du livre prémonitoire Traité de savoir-vivre à l’usage des jeunes générations du situationniste Raoul Vaneigem (1967) m’a incité à m’investir à partir de Mai 68.

– Et René Dumont en 74 ? Le premier candidat aux présidentielles à nous parler d’écologie !

– Nous, c’est Fukushima l’événement qui nous a décidés à agir.

– J’ai décidé de construire une maison à basse consommation après avoir visité le quartier Vauban à Fribourg en Allemagne…”

Que de variétés dans les parcours et les rencontres qui mènent à l’écologie  !

À l’occasion de ses 30 ans, la revue Silence propose ici, avec l’aide d’une soixantaine de contributeurs et contributrices, un inventaire, forcément subjectif(1), de lectures, films, chansons, campagnes militantes et alternatives concrètes, qui ont joué un rôle dans la construction d’un nouvel imaginaire.

La une du numéro, lien avec la revue

Bonne promenade !

L’équipe de la revue Silence

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L’Ademe

L’Ademe est un acteur majeur pour les économies et la maitrise de la consommation d’énergie, comme pour la gestion des déchets. Non seulement elle dispose d’une expertise globale reconnue, mais elle peut aussi intervenir sur des projets précis, touchant des entreprises, des collectivités ou des particuliers.

Son site propose de très nombreux conseils pour améliorer ses consommations et s’inscrire dans une démarche « éco-citoyenne ». Il multiplie les liens vers d’autres sites, notamment les « Espaces infos énergie » qui conseillent principalement pour l’amélioration énergétique de l’habitat (plusieurs espaces sont ouverts dans la région, notamment à Boulogne).

Accès au site de l'Ademe

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Déchets : le cauchemar du nucléaire (Arte)

A ne pas rater, ce mardi 13 mars à 22 h. 20 et jeudi 22 à 10 h 30, rediffusion du reportage « Déchets : le cauchemar du nucléaire », une enquête de Laure Noualhat et Eric Guéret. Voici la présentation du film sur le site d’Arte éditions :

« Les déchets sont le point faible du nucléaire, son talon d’Achille, son pire cauchemar. Les populations en ont peur, les scientifiques ne trouvent pas de solution acceptable, les industriels tentent de nous rassurer et les politiques évitent le sujet.

Mais, qu’en connaissons-nous exactement ? Comment les populations peuvent-elles avoir une vision claire d’un domaine couvert depuis toujours par le secret ?

France, Allemagne, Grande-Bretagne, Etats-Unis, Russie : cette enquête internationale scientifique et politique aborde le sujet tabou du nucléaire par sa zone la plus sombre. En partant à la quête de « la vérité sur les déchets », ce film a l’ambition de donner enfin à chacun les clefs pour comprendre des choix qui pèsent lourd dans l’avenir de l’humanité. »

Arte propose également un dossier sur ce sujet, réalisé lors de la première diffusion du film, en 2009.

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Stéphane Hessel

A l’occasion du 11 mars et en faveur de la chaîne humaine de ce jour contre le nucléaire, Stéphane Hessel a souhaité diffuser ce texte :

« Chers amis,

Le 11 mars 2011, la catastrophe de Fukushima a rappelé au monde entier que la technologie nucléaire est mortifère, et que prétendre la contrôler est une illusion. Un an après jour pour jour, une immense chaîne humaine va relier Lyon à Avignon, dans cette vallée du Rhône où quatorze réacteurs nucléaires exposent des millions de gens à un risque intolérable.

Solidaires avec le peuple japonais, des dizaines de milliers de personnes venues de toute la France et d’autres pays européens vont réagir ensemble, pour affirmer haut et fort : « Sortir du nucléaire, c’est possible ! »

Je veux saluer la détermination des citoyens à l’origine de cette initiative coordonnée par le Réseau « Sortir du nucléaire ». Refusant que la France soit condamnée à subir tôt ou tard un accident nucléaire majeur comme celui qui a frappé le Japon, c’est une véritable « réaction en chaîne humaine » qu’ils ont lancée.

Aujourd’hui, je tiens à partager avec vous mon soutien à cette mobilisation, qui est à mes yeux une véritable insurrection démocratique. Je voudrais dire à chacune et chacun d’entre vous : vous aussi, insurgez-vous ; vous aussi, mobilisez-vous pour la sortie du nucléaire !

Ensemble, nous pouvons être suffisamment forts pour résister au lobby nucléaire et pour nous réapproprier la question énergétique. Nous devons refuser que les choix qui nous engagent et qui engagent nos enfant et petits-enfants pour des décennies soient dictés par des industriels qui n’ont que faire des déchets éternels et de la pollution qu’ils laissent aux générations futures.

La France doit sortir du nucléaire, elle doit dire adieu à cette technologie dangereuse. Elle doit sans retard se tourner vers les énergies renouvelables et un usage plus sobre et raisonnable de l’énergie. En un mot, la France doit choisir un avenir énergétique… plus humain ! Nous savons que c’est possible, alors n’attendons pas qu’il soit trop tard.

Vous non plus, n’attendez pas… le 11 mars, rejoignez la grande chaîne humaine pour la sortie du nucléaire ! »

Stéphane Hessel
NB : Stéphane Hessel explique plus longuement son refus du nucléaire dans une tribune publiée en février dans les Dernières nouvelles d’Alsace.
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